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MONSIEUR MBAYE NDIAYE

Je vous remercie,
Monsieur le Président.
Monsieur le Président,
Monsieur le Ministre d'Etat,
Madame le Ministre,

1962/2005, 43 années d'existence, dans une nation, c'est rien, mais ce sont des moments historiques. En 1962, il a été question pour notre pays de sacraliser la liberté et la démocratie dans le fonctionnement d'une des institutions  de la République  l'Assemblée nationale. 2005 entre temps dans la Constitution  il a été consacré  l'exigence  de la bonne  gouvernance. Ce serait juste et l'Assemblée nationale doit refuser, les acteurs de l'Assemblée nationale que nous sommes  devons refuser  d'être jugés  par l'histoire,  être jugés par l'histoire c'est lorsqu'il y a une plaie, une tache noire collée sur les animateurs des institutions de la République  à leur niveau le plus élevé, que cette tache noire  qui divise notre peuple  en deux camps, un camp  qui se mobilise pour le triomphe du silence et de l'impunité  et l'autre camp qui se mobilise pour la transparence  et la vérité. Refuser d'être jugé par l'histoire, c'est  sauver  la  République,  en  réalité  il  s'agit  aujourd'hui   de  sauver  la République.  Les institutions de la République telle que l'IGE pour lesquelles nous  sommes  appelés  à accepter  la  sacralisation,  lorsque  le  résultat  de leurs investigations  s'inscrivent   dans le cadre des normes  édictées par les lois et règlements, c'est donc notre responsabilité  après nous être accordés sur  cette  acceptation  de  ces  institutions,  d'exiger  que  l'Etat  de droit  soit également  un  fait  partagé  par  tous. Or  l'Etat  de  droit  c'est  un  Etat  qui accepte  de se soumettre  au droit mais  également  que  les animateurs  de l'Etat de droit  se soumettent au droit quelles que soient les responsabilités qu'ils assument  ou qu'ils ont eu à assumer dans le cadre de leur fonction. Nous  avons  devant  nous  quelqu'un  qui  a  été  à  un  moment  donné  de l'histoire,   le Premier Ministre du Sénégal, il est là devant nous, l'histoire n'a pas retenu de le juger parce qu'il s'est acquitté correctement  de sa mission républicaine.  D'autres  également  sont passés  entre temps. Aujourd'hui,  on veut noircir la dignité d'un des nôtres dans l'exercice  de ses fonctions en même que d'autres,  donnons-lui les conditions  d'être  blanchi parce que la défense est un droit absolu. Mais pour que cette défense soit mise en branle il faudrait que la Haute Cour de Justice soit saisie en la circonstance. Les conditions  de  forme  ne  peuvent  justifier  un  vote  négatif  car  si on  votait contre qu'est ce qui va advenir?

Mesdames  et Messieurs  les députés le peuple  sénégalais nous regarde, vous acceptez  aujourd'hui qu'on  se taise et qu'on laisse  cette tâche noire persister   pour la postérité qu'est ce qu'on va dire de nous ?  Nous créons les conditions de vote positif pour que ceux qui sont noircis soient blanchis s'ils sont blancs et que l'histoire  retienne qu'en 2005 à partir de la gestion de la liberté en 1962,  en 2005 l'autre vocable qui anoblit la démocratie, la bonne gouvernance  a été géré dans la responsabilité. C'est cela que je voulais dire  Messieurs  et Mesdames  les députés   c'est  pour  cela  que je pense  qu'au-delà  du  discours  politicien  nous  devons  tenir  au  vu  de  la dignité que nous confère la constitution qui a fait de nous les souverains de la République. Au-delà de nos querelles partisanes nous devons prendre la position qui anoblit  l'Assemblée  Nationale  en votant oui à qui seule peut permettre  de  blanchir   ldrissa  SECK  et  les  siens.  Quant  aux  autres... (intervention inachevée).

Informations de publication

Publié le : lun, 09/10/2018 - 11:57
Mise à jour le : lun, 09/10/2018 - 11:57
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